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Le Dossier

Arras : La ville endormie a désormais les yeux grands ouverts

1 - Une Histoire d'Arras


C’est un après-midi d’automne, comme il y en a eu d’autres. Celui-ci veut bien se distinguer : le soleil surplombe le ciel bleu artésien, le vent du Nord nous glace quelque peu, mais il y a bien plus intéressant à voir. Car oui, Arras se débarrasse au fil des jours de son statut de « belle endormie ». Le jour comme le soir, la ville vit au rythme des allers-retours de touristes, venus de part et d’autre de la France, de l’Europe et du monde. Les pas sont timides, mais les yeux, portés vers le sommet du beffroi, y restent un long moment, pour profiter l’espace d’un instant de ce symbole de la ville, devenu l’objet de toutes les convoitises depuis son titre de « Monument préféré des Français » 2015.

Difficile d’imaginer, 100 ans en arrière, le champ de ruine qui précéda la destruction du beffroi, le 21 octobre 1914. De mai à juillet 1915, une pluie d’obus détruisait la plupart des vestiges historiques de la ville : la cathédrale, la bibliothèque, le musée, l’hôtel de ville et causait plus de 175 morts et 350 blessés. « Une ville martyre » dira la presse arrageoise de l’époque, l’histoire est relayée ensuite par la plume de journalistes de renommé comme Albert Londres et Maurice Barrès1. Tout reconstruire au lendemain de la guerre, à l’identique, fut possible grâce à l’apport de précieux hommes de main : Pierre Paquet et Paul Decaux, architectes du département. On parle même à l’époque de « Renaissance d’Arras et de l’Artois ». Près de 1 400 fonctionnaires seront en service, pour construire des milliers de maisons et immeubles. Dans un autre coin de la ville, les rues Saint-Géry, Gambetta, Ernestale, Saint Aubert concentrent l’essentiel des commerces.

À peine le temps de tout reconstruire que la guerre reprit ses droits dès 1939. La ville connaîtra deux bombardements en 1940 par les Allemands puis en 1944 par les Alliés, surtout au niveau du quartier de la gare d’Arras. Ce quartier et celui de Rietz Saint-Sauveur furent particulièrement touchés.
Arras touchée psychologiquement ? « Elle est traumatisée, mais beaucoup moins qu’à l’issue de la Première Guerre mondiale, bien entendu. C’est sans comparaison » raconte Alain Nolibos, historien de la ville. Comment la préfecture du Pas-de-Calais s’est-elle relevée de cette période ?


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Source : « Arras, de Nemetacum à la Communauté Urbaine », écrit par Alain Nolibos


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