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Le Dossier

Arras : La ville endormie a désormais les yeux grands ouverts

2 - Les Trente Glorieuses d’Arras, avec à sa tête Guy Mollet


La guerre terminée, c’est un professeur d’anglais au collège, socialiste, qui sera élu maire en mai 1945 : Guy Mollet. Une figure emblématique du parti, puisqu’il sera élu à la tête du SFIO de 1946 à 1969.

Avec lui, Arras connaitra un agrandissement de son territoire bâti aussi bien vers l’Est, dans le Sud et vers l’ouest. La ville s’étendra dès lors comme un papillon, avec son corps symbolisé par le centre historique de la ville et ses ailes par son expansion caractérisée.
Son souhait, comme beaucoup de maires à l’époque : faire d’Arras une ville de 50 000 habitants, une barre symbolique qui sera atteinte en 1969 (49 143)2 « C’était son combat. Sur le plan de la qualité architecturale, il était très attaché au patrimoine de la ville d’Arras et surtout à son Beffroi, puisqu’il logeait sur la petite place » nous présente Alain Nolibos. Pourtant, aucune valorisation du patrimoine n’a été réalisée durant cette période : « À l’époque, il fallait relativiser. Le patrimoine, ce n’était pas ce qui importait » explique Jean-Marie Prestaux, ancien directeur de l’office du tourisme.

Pour beaucoup, Guy Mollet est un bâtisseur. Il a ramené à Arras une population qui viendra progressivement transformer la ville. Il contribue à la naissance des quartiers aujourd’hui très fréquentés : St Pol, Baudimont, Blanc-Mont, les nouvelles résidences de Saint-Nicolas ou de Saint-Laurent-Blangy. Il le fera de cette manière, car la ville croît plus vite que sa banlieue, sous l’effet d’une conjoncture nationale euphorique. « La population active de la ville d’Arras à l’époque est à 85% tertiaire, avec en majorité du tertiaire administratif », précise Alain Nolibos.

Arras a un rôle de commandement du département : comme un historien a pu le dire par ailleurs, Arras au XXe siècle a l’allure d’une ville encore bourgeoise, c’est vrai en centre-ville. Mais elle vit essentiellement de dépenses administratives ». Au niveau culturel, écrira Alain Nolibos 3, la ville offre à ses habitants un Festival d’art dramatique, où sont présentées des œuvres historiques de Shakespeare ou de Marivaux au palais Saint-Vaast. Deux cinémas historiques de la ville ouvriront, le Casino et le Palace (sans oublier le Rex et le Kursaal). Autant de signes qui montrent que la ville change et se transforme.

2
Source : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 199967 puis Insee à partir de 2004,
3 Source : « Arras, de Nemetacum à la Communauté Urbaine », écrit par Alain Nolibos.


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