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Le Dossier

La crise des agriculteurs... état dans l'Arrageois

6 - Vouloir être agriculteur aujourd’hui : parler de manière ludique de la profession.


Avec l’actualité, on pourrait croire que la nouvelle génération d’agriculteur se montre réticente à l’idée d’être producteurs ou éleveurs. Bien au contraire. Le taux de renouvellement de la profession a même fortement augmenté ces dernières années : malgré la diminution de plus de moitié du nombre d'actifs agricoles en 22 ans, 80% des départs en retraite ont été compensés en 2014, contre seulement un quart en 1995, selon la Mutualité agricole. En France, un agriculteur sur cinq a moins de 40 ans. Sur 12 916 installations en 2014, les deux tiers (8 407) se situaient dans cette tranche d'âge alors qu'ils étaient plus de la moitié en 1997 (13 400 sur 21 468). Dans l’Arrageois, on tente de mettre en place des structures pour découvrir la profession. C’est le cas de « Savoir-Vert », une structure qui compte aujourd’hui 134 agriculteurs et agricultrices formés qui accueillent des enfants dans un but pédagogique, afin de leur faire découvrir la ferme et l’environnement agricole. Les classes ou les groupes sont accueillis à la journée ou à la demi-journée. Tous les niveaux scolaires sont concernés (de la maternelle jusqu’au lycée), ainsi que les Instituts Médico-Educatifs. Pour cela, les visites sont préparées à l’avance entre l’enseignant et l’agriculteur. Chaque élève peut trouver sur ces fermes un accueil adapté, des animations qui le rendent actif, en lien avec les programmes scolaires, ainsi que des supports pédagogiques à exploiter en classe. Dans l’Artois, il existe 6 établissements, dont un du côté de Farbus, entre Arras et Lens. Albert-Marie Savary est un des intervenants dans cet établissement auprès des jeunes, « Faire connaître l’agriculture, notre travail, voilà ce que l’on propose aux enfants et aux adolescents. Les plus petits découvrent ce milieu agricole tandis que les plus grands sont plus intéressés par l’environnement, la préservation des espèces, notre rapport avec la Planète ». Sur le stand du département du Nord, au salon de l’agriculture, ils sont plusieurs à venir sans crainte, plutôt curieux même de découvrir un environnement fascinant à leurs yeux « Je n’ai jamais compris pourquoi cette profession connaît autant de difficulté, nous dit Lucie, 13 ans. Je ne dis pas que je ferai ce métier, mais en tout cas, je ne vais jamais l’ignorer » nous dit-elle, lucidement. Depuis 24 ans, « Savoir-Vert » connaît un beau succès auprès des écoles du secteur : plus de 3 000 demi-journées sont organisées chaque année, avec tous les corps de métier représentés. Avec la crise de 2016, les enfants se montrent beaucoup plus à l’écoute, selon Albert-Marie Savary, « Ils cherchent à voir, ce que l’on développe, pour améliorer les choses. Ils ne s’en rendent pas bien compte encore, mais c’est aussi le but de leur visite. Nous montrons la réalité. Leur point de vue ? Quelques fois ils ont une mauvaise image de la profession, notamment sur le traitement des pesticides. Mais nous sommes là pour les rassurer, leur montrer que nous n’en avons pas besoin continuellement. À la fin de chaque demi-journée, ils sont beaucoup plus confiants. » La confiance, une donnée important pour les agriculteurs : 86 % des Français soutiennent le mouvement des éleveurs. Un soutien incomparable aux autres mouvements sociaux. Les raisons de ce capital sympathie des paysans français sont simples : dans une société qui valorise encore le travail, la profession d'agriculteur est reconnue comme méritante. Le métier d'agriculteur est perçu comme œuvrant au bien commun.


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