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Le Dossier

Arras : La ville endormie a désormais les yeux grands ouverts

3 - Léon Fatous, l’Arrageois

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Il est un Arrageois pur souche, de parents et grands-parents originaires de Dainville : Léon Fatous était le premier adjoint de Guy Mollet, qui décède pendant son mandat de maire, en 1975. Il décide d’affirmer sa majorité dans l’union de la gauche avant de se lancer dans de grandes transformations.

Le premier grand chantier de Léon Fatous sera de relancer le projet de rénovation du quartier Méaulens-Saint-Jéry, qui était l’objet de débats très animés en 1971. Il signera ensuite une charte Arras ville moyenne, qui apportera des aides financières à la fin des années 1970, « C’est un acte fondateur puisque cette aide va permettre d’appuyer sur la rénovation, et la revalorisation du patrimoine arrageois » nous explique Alain Nolibos.
Le défi du grand chantier de Méaulens-Saint-Géry était de faire cohabiter des restaurations (Saint Géry) et d’un autre côté, de réhabiliter des bâtiments en gardant quelques maisons du XVIIIème siècle, dans un quartier qui était dans l’ancien temps très commerçant. Dans ce contrat d’ « Arras ville moyenne », un autre chantier sera à l’œuvre : la construction d’un parking souterrain sur la Grand-Place en 1977. Un chantier très spectaculaire pour un parking de 400 à 500 places.

Originaire de Picardie, Jean-Marie Prestaux se souvient de son arrivée au cœur de la ville, « J’ai commencé à travailler comme restaurateur en 1984. J’y ai posé fortement mes valises. Je suis d’ailleurs le premier qui ait sorti une carte postale, avec deux photos du restaurant, une photo du Beffroi et de l’hôtel de ville.
Ce sont souvent les personnes de l’extérieur qui ont conscience de la richesse du patrimoine d’un territoire ».

Pendant son mandat, outre les aménagements en plein centre, la municipalité réfléchit à l’avenir de la ville. Comment la rendre visitable ? Si la majestuosité des deux places n’a aucun équivalent en France, il fallait anticiper. La première pierre de cet édifice fut résumée dans le rapport Spire, de l’année 1988 et commandée par le district de l’Artois, l’équivalent de la communauté urbaine d’aujourd’hui. « On a voulu s’intéresser à la chose suivante : quels sont les axes de développement de l’Arrageois, raconte Jean-Marie Prestaux.

Les conclusions mettent en avant trois secteurs à privilégier à l’avenir : le tourisme, l’agroalimentaire et la logistique. Trois fondamentaux du développement arrageois ». Ces trois axes seront très vite suivis d’effets : une ligne TGV Arras-Paris verra le jour au début des années 1990, tout comme l’arrivée de l’usine Häagen-Dazs, et l’Université d’Artois. « Cette dernière implantation est très importante dans l’histoire de la ville d’Arras, qui n’avait jamais été auparavant une capitale universitaire à la différence de Lille et de Douai », nous dit Alain Nobilos. « Elle acquiert le statut de siège de l’Université d’Artois (partagé en 4 pôles : Douai, Arras, Lens et Béthune). Elle contribue donc parfaitement à son rôle de préfecture du département, tous les sièges importants du département sont situés à Arras. »


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