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Le Dossier

Arras : La ville endormie a désormais les yeux grands ouverts

4 - Jean-Marie Prestaux, Jean Marie Vanlerenberghe et Frédéric Leturque : trois noms, et un changement de dimension


Arras depuis l’après-guerre a donc vécu avec deux maires provenant du parti socialiste pendant près de 50 ans. Le moment choisi pour que, en 1995, la ville passe désormais aux mains de Jean Marie Vanlerenberghe, membre de l’Union pour la démocratie française, qui deviendra ensuite le Modem avant les élections présidentielles de 2007.

Jean-Marie Vanlerenberghe nommera dans son équipe Jean-Marc Prestaux comme premier adjoint à la mairie, et fera confiance à des jeunes loups comme Thierry Spas (adjoint aux sports) ou Frédéric Leturque (directeur de cabinet). « On a vraiment tout de suite travaillé sur le tourisme, se souvient Jean-Marie Prestaux. Dans la partie tourisme, il y a l’objectif économique, d’une part, mais selon moi, il faut une appropriation des habitants. Les habitants ne devaient pas être de simples spectateurs. Ils ont très vite adhéré. Dès 1996, on a commencé à mettre en œuvre l’extension des terrasses en bois, et nous avons supprimé les stationnements autour de la petite place. Ce sont des gestes très simples qui sont les signes d’une évolution ».

Repenser la ville, oui, mais sans oublier les contours environnant très peuplés. En 1998 naît la Communauté Urbaine d’Arras, regroupant pas moins de 17 communes associées, qui seront rejointes ensuite par d’autres villages situés au Sud (Beaumetz-lès-Loges, Mercatel, Wailly), à l’est (Gavrelle, Fampoux), et au Nord (Farbus, Neuville-Saint-Vaast). Outre son changement de statut, Arras veut être vue, Arras veut être appréciée.

Tout d’abord, c’est le Beffroi qui reçoit les premiers coups de pinceau en 1999, avec une restauration des parements en pierre et une consolidation de la structure en béton armé. Le résultat, deux ans plus tard est magnifique à l’image du lion d’or totalement refait, accompagné d’une bannière figurant tout à la fois l’écu d’Artois, et les armes de la ville, ainsi qu’un soleil qui complète ses attributs. Tout l’ensemble rénové est clair, soigneux, et assure la pérennité du Beffroi. Quelque temps après, en 2001, la mise en lumière des places et de la ville aura été, selon Jean Marie Prestaux « un élément très important pour le tourisme arrageois ».

Les « petits » aménagements se succèdent : extension des terrasses en bois, suppression du stationnement autour de la petite place. Des gestes très simples qui sont les signes d’une évolution. Directeur de l’office de tourisme à ce moment-là, Jean-Marie Prestaux révèle comment il voyait les choses, en privilégiant notamment les habitants de l’Arrageois, « Quand on fait du tourisme, on visite des musées, des monuments, mais on passe plus de temps en dehors. On me disait à l’époque, « vous faites beaucoup pour les touristes ». Je leur disais que ces touristes ne venaient que 2 jours par an. Vous, habitant, vous y êtes 365 jours par an. Quand on arrive à convaincre les habitants que la mise en tourisme d’une ville est d’abord pour les habitants, on remporte une grande victoire. Une ville touristique c’est d’abord une ville où l’on a finalement rien à visiter, mais où l’on veut vivre dans la ville ». Cerise sur le gâteau, le beffroi d’Arras est inscrit officiellement en 2005 au patrimoine mondial de l’UNESCO.

De gros chantiers, une lumière sur la ville, qu’il faut capitaliser.

L’entrée nord de la ville, aux abords de la départementale 917, est totalement refaite, « On avait une ville extraordinaire à cette époque, mais extraordinairement sale, résume Frédéric Leturque, arrageois de naissance. « On a rénové ces vestiges anciens, on a poursuivi la dynamique économique autour d’Artoipole 2 avec Artiparc. Nous avons voulu faire évoluer justement l’entrée d’Arras, en remplaçant ces tonnes de tôle verte et blanche. Aujourd'hui, il y a des logements tout neufs, un bowling, des restaurants, un espace de loisirs avec l’Aquarena. Il reste toujours la Cité Nature. Les choses ont changé ».


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