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Le Dossier

L'exode de mai 1940 : le récit du peuple des routes originaire de l'Arrageois

2 - André Coilliot, Lucien Noclercq, Léon Fatous : ils racontent leur évacuation


Il y a longtemps qu’ils sont nés. Il y a longtemps que cet épisode de leur histoire a eu lieu. Pourtant, nos deux trois témoins de l’exode de mai 1940 ont tous en mémoire ce qu’ils ont vécu. Jeune pour la plupart à ce moment-là, ils ont vécu l’arrivée des Allemands et le départ de leur maison comme un petit traumatisme. Nos trois témoins n’éludent en aucun cas la question, ils veulent témoigner, car cet épisode est et restera un moment fort de la Seconde Guerre mondiale : l’incompréhension, puisque l’armée française estimait qu’il ne fallait pas s’inquiétait que l’armée allemande sera vaincue. Une période difficile à vivre, qualifiée de surprenante pour la plupart, car leurs parents avaient subi les atrocités de la guerre 1914-1918, pensant peut-être ne plus subir une guerre de cette importance. 1940, des jeunes hommes et des jeunes femmes se rendent à l’école, alors que la guerre bat son plein, que les Allemands progressent. Les instituteurs sont appréciés, les jeunes s’amusent, sans trop envisager ni trop penser aux jours sombres qui se profilent. La guerre est déclarée par les Français aux Allemands, les écoles ferment, l’inquiétude grandit. Personne ne penser que la France serait perdante en si peu de temps. Envahissement de la Belgique, passage dans les Ardennes : rapidement, les « boches » grappillent du terrain à une vitesse fulgurante. Le Cambrésis sera le premier territoire envahi. La surprise et la peur gagnent les populations, et il faut donc réagir. Sans quoi, « on était foutu », nous dit Léon Noclercq. Ce dernier, ainsi qu’André Coilliot et Léon Fatous, va fuir leur foyer. Trois témoins d’un départ aussi fulgurant qu’imprévu. Personne ne le souhaite, mais il faut fuir.

André Coilliot
Tout le monde le connaît, dans le coin. Un grand passionné de première et de la Seconde Guerre mondiale. Dans les années 1970, André Coilliot avait ouvert son musée militaire avec une multitude de documents et d’objets rappelant cette période, à Beaurains. Celui-ci a été transféré à Auchonvillers dans la Somme où une Anglaise, Avril Williams, a pris le relais pour que l’histoire perdure : « Je ne pouvais plus m’en occuper. J’ai passé l’âge désormais » nous dit-il. Quand nous l’avions sollicité pour évoquer cette période de l’histoire, c’est avec une énergie incroyable que l’intéressé nous répond. Les souvenirs sont immédiats, comme si l’histoire s’était déroulée la veille : « J’y étais. J’étais jeune, encore la tête un peu innocente. Je ne savais pas trop ce qui allé se passer. » Et puis, il se met à raconter son histoire. Son périple. (Voir nos vidéos)

Lucien Noclercq
Lorsque nous rendons visite à Lucien Noclercq, nous ne le voyons pas tout de suite, mais il est déjà prêt, à nous attendre. Oui, cet ancien instituteur aime être à l’heure. Il nous propose de rejoindre un petit local, entouré d’affiche sur « Connaissance du monde », une association née après la guerre, et qui permet de découvrir le Monde à travers des reportages vidéos. Lucien Noclercq a encore des souvenirs plein la tête de son périple de mai 1940. C’est son père qui le prévient que lui et sa famille devaient prendre la route, direction l’est de la France, vers Dieppe. (Voir nos vidéos)

Léon Fatous
Nous l’avions rencontré pour notre dossier sur le renouveau de la ville d’Arras (le lien, ici). Léon Fatous est l’un des anciens maires (1975-1995) d’Arras, mais aussi un témoin de l’exode de population de l’Arrageois. Habitant Dainville à l’époque, il a appris, sans peur ni crainte, qu’il devait quitter son foyer, le temps que la situation se calme « Je me souviens que je voyais très bien les bombardements d’Arras. Je n’ai pas été traumatisé. Mais ce n’est pas facile à vivre ». Il retournera ensuite dans son foyer, le temps de constater que les Allemands avaient leur quartier dans le centre d’Arras. (Voir nos vidéos)
 


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